Partager l'article ! Interventions du C.M du 25/11/2009.: ...
Le papier mâché - Blog des élus communistes de
Montreuil
"L'Homme est le terme unique d'où il faut partir et auquel il faut tout rapporter" (Denis Diderot)
Intervention de Murielle Bensaïd.
Augmentation des tarifs du Cinéma Méliès
Lors d’un conseil municipal de 2008, une délibération pour laquelle notre groupe a voté CONTRE, proposait une augmentation de tarif de 31 % des tarifs scolaires pour la fréquentation du Méliès.
En Novembre 2008 je vous demandais s’il y aurait également une augmentation de tarif « TOUT PUBLIC »……
A cette époque vous ne vous étiez pas prononcée. Vous nous faisiez même remarquer que les habitants de notre ville ne fréquentaient pas assez le cinéma. C’est presque une année après, jour pour jour, alors que le cinéma se porte bien financièrement (sic Monsieur Cuffini) que vous imposez aux montreuillois une augmentation des tarifs de plus de 14% sur le ticket individuel et 18% sur l’achat d’un carnet.
Une étrange façon de faire pour augmenter la fréquentation.
Savez-vous Madame la Maire et chers collègues que pour une grande partie des Montreuillois les salaires n’ont pas augmenté cette année?
Bien au contraire, de nombreux citoyens rencontrent de plus en plus de difficultés financières. Les travailleurs sociaux et les associations qui œuvrent sur le terrain auprès des habitants qui n’ont pas de quoi se loger, se vêtir, et même de quoi manger, peuvent en témoigner chaque jour.
Selon vous, ce sont, les catégories moyennes qui fréquentent le plus le cinéma et qui ont donc «les moyens». Ces classes moyennes sont de plus en plus sollicitées, et de plus en plus menacées par les tristes conséquences de la crise. Les classes moyennes n’ont pas été impactées par les réformes fiscales de l’impôt sur le revenu. Les taxes locales ont, elles aussi évolué. Ces classes moyennes s’acquittent de toutes ces charges et subissent de plein fouet toutes les augmentations et tous les droits à rien.
Votre volonté politique est-ce : halte à la culture ou peut-être stop à la culture. Je ne sais plus très bien. Ce que je constate à ce jour, c’est votre volonté de plus en plus déterminée d’exclure les plus démunis à l’accès à la culture.
Nous ne nous engagerons pas sur cette route. Montreuil a toujours été une ville qui affichait une réelle volonté de promotion de la culture et son cheval de bataille était « POUR TOUS ». Nous constatons hélas que vous modifiez la donne et que votre sélection ce fera une fois encore par l'argent.
Pourquoi ne pas instaurer une carte locale de quotient familial, et proposer des tarifs en fonction des revenus de chacun ainsi la fréquentation de toutes les structures municipales seraient alors accessible à tous, selon ses moyens
Combien de montreuillois en moins dans nos salles en 2010, après cette augmentation.
Avez-vous mesuré
l’impact d’une telle augmentation sur le taux de fréquentation de notre cinéma ?

Stéphan Beltran –
CTP : « cause toujours »
Ces délibérations nous renvoient automatiquement, à tout ce qui dysfonctionne au CTP et dans votre gestion du personnel communal. Il vous a suffit d’à peine quelques mois pour renverser une situation qui vous était pourtant favorable au sein d’un personnel communal lassé de la gestion humaine de l’ancien directeur général des services.
Une défiance vis à vis du personnel qui confine à la paranoïa et qui induit des comportements de « mise au placard » et de maltraitance. une réorganisation des services faite, sabre au clair, sans tenir compte de l’avis des intéressés et sans tenir compte des besoins de la population. Un CTP où domine le « cause toujours tu m’intéresses» et de « toute façon votre avis n’est que consultatif ». Où les convocations sont reçues hors délai, où les décisions sont prises en CM alors qu’aucun avis n’a été formulé.
Ce comportement dénote une absence de projet politique concerté et porté par l’ensemble de votre majorité. Tout indique que les décisions se prennent dans un cercle restreint et qu’elles ont valeur de ligne de conduite indéfectible sans que l’administration puisse faire valoir son savoir et ses compétences.
Et pendant ce temps, l’hémorragie continue.
Des personnels nombreux quittent la ville alors qu’ils ont prouvé depuis des années leur savoir faire et leur attachement au service public territorial.
Mais bon, ce doit être encore une fois de dangereux « brardistes » ou d’incompétents communistes ou peut être des socialistes revanchards.
Certains services sont réorganisés avec comme volonté et même comme mot d’ordre : « travailler plus » - sous entendu, avant ce n’était pas terrible, mais à moyens constants et à effectif constant.
Mieux que Sarkozy son « travailler plus pour gagner plus » devient à Montreuil « travailler plus pour gagner pareil ». Même lui n’a pas osé. Est-ce que c’est cela la nouvelle gauche, une gauche décomplexée, prête à faire la politique de la bourgeoisie et du capital, prête à se coucher pour répondre aux desiderata de l’ordre économique dominant.
Le dernier volet de mon intervention porte sur le nouvel organigramme qui jette le trouble dans les services, crée des situations de concurrence entre les agents et génère un sentiment de désorganisation qui altère le travail des employés communaux.
La nomination des directeurs de service, directeurs déjà nommés alors que le CM n’en a pas discuté, nous démontre enfin qu’il est bien difficile de faire de la politique autrement même quand on le claironne haut et fort comme vous avez pu le faire.
On place les copains, on place les copines et pendant ce temps une majorité de Montreuillois et de Montreuilloises s’enfonce un peu plus dans la crise et la précarité. Je
leur demande de rester vigilants, de ne pas se laisser abuser par les effets d’annonce, d’aiguiser leur sens critique et de faire entendre leur voix pour que leur besoin deviennent la priorité de
la municipalité.
Intervention de Jean-Jacques Serey.
Mon intervention ne portera pas sur les questions de formes mais sur le fond.
Votre souhait est de construire du logement sur des terrains initialement réservés à de l'activité, vous avez la légitimité pour cela.
Nous ne remettons pas en cause votre volonté de faire du logement social.
Pas plus, que lorsque vous ne votez pas au Sénat, la loi Boutin valant pourtant engagement national pour le logement social, nous remettons en cause votre volonté de voir se développer le logement social dans notre pays .
Que cela soit clair : nous sommes pour la construction de logements sociaux dans le bas-Montreuil. Mais permettez nous d'avoir des doutes sur leur réalisation !
Pour avoir mené des négociations avec les services de l'Etat je m'étonne que les mêmes qui me déclaraient qu'il y aurait trop de logements sociaux à Montreuil et qui préconisaient la construction massive de logements en accession, les mêmes qui me disaient réserver les financements aux villes qui n'ont pas 20% de logement sociaux, bonne raison pour finalement ne rien financer. Oui je m'étonne que ces hauts fonctionnaires chargés de la mise en œuvre de la politique de Sarkozy aient subitement changé d'opinion
Permettez nous d'avoir des doutes sur leur volonté de libérer les budgets nécessaires lorsqu'on voit au plan national fondre celui du logement social.
Je vous renvoie au rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre. Je vous rappelle la situation de la cité de l'Espoir où la subvention de 40 % s'est transformée en emprunt payé par les locataires, où le fait encore qu'il aura fallu 10 ans pour obtenir le financement de l'opération Rouget de Lisle.
Ceci étant, ils auront été plus rapide pour permettre aux locataires de l'OPHM de payer le rachat des logements Icade pour que les actionnaires, dont l'état touchent leurs dividendes.
Si nous sommes sûrs que les logements privés se feront, nous avons des doutes importants sur la réalisation des logements sociaux ; ce qui ne sera pas bon pour la mixité sociale.
Permettez nous d'avoir des réserves partagées avec nombre de Montreuillois sur la construction importante de logements sociaux. Comme nous, le commissaire enquêteur pointe la nécessité d'accompagner ces constructions par des équipements, notamment scolaires.
Au moment ou pèsent des incertitudes sur les finances des collectivités il serait honnête de dire aux Montreuillois ou et comment seront construits ces équipements.
Pourquoi ne réservez-vous pas un de ces terrains à la réalisation d'un équipement scolaire.
Lors des réunions publiques que j'ai pu tenir dans le bas-Montreuil j'ai entendu s'exprimer le besoin d'espaces verts ou d'équipements de type gymnase
Là encore pourquoi ne pas réserver un de ces terrains à ce type d'équipement.
Permettez nous également d'avoir des doutes sur votre capacité à maitriser la spéculation foncière. Je vais prendre un exemple concret : un terrain rue Beaumarchais avait une valeur d'environ 5 à 6 millions avec l'ancien POS son prix demandé aujourd'hui est de 12 millions. Comment, dans ces conditions vous pourrez réaliser du logement social alors que tous les opérateurs disent que c'est la valeur du foncier qui plombe les opérations.
Pour toutes ces raisons et
plus particulièrement celle de voir les enfants accueillis dans de mauvaises conditions dans les écoles et collèges, nous avons toujours des réserves sur ces modifications du POS !
Interventions de Dominique Attia.
PLAN D’OCCUPATION DES SOLS
Nous prenons acte du débat de ce soir, qui a pour vocation d’apporter un éclairage supplémentaire et nécessaire concernant les délibérations de la révision simplifiée du POS.
Nous avions formulé des réserves sur ces délibérations, tant sur la concertation, que sur la communication des documents, mais aussi sur le besoin de revenir en débattre dans cette assemblée.
Deux obstacles ont été levés. Les documents ont été portés à la connaissance des conseillers et nous avons un nouvel échange ce soir.
Nous regrettons toujours que ce qui est appelé concertation, reste en deçà de ce nous envisageons être notre idéal démocratique.
La démocratie se limiterait-elle aux seuls scrutins électoraux. Nous ne le pensons pas. Au contraire, revenir chaque fois que nécessaire avec les habitants. Oui, je suis bien d’accord, la ville « ca se discute » et ça s’élabore ensemble.
L’exigence démocratique nécessite du temps et des moyens, et nous vous demandons de mettre en place des espaces de discussions, d’impulser la réflexion, d’imaginer des outils pour permettre aux citoyens d’avoirs les éléments de connaissance, pour réfléchir, échanger, construire et déterminer les priorités à dégager.
Peut être même pourrions nous commencer à le faire pour l’élaboration du budget.
Ne limitons pas les possibilités d’intervention des citoyens, au contraire encourageons tout élan, toute envie de se mêler de la chose publique et les projets qui en sortiront répondront à ce que les populations veulent et ont besoin.
La crise du logement social s’aggrave et visiblement le logement social ne fait pas partie des priorités gouvernementales.
L’Etat tourne le dos en effet à l’intérêt général qu’il est censé défendre en favorisant plutôt la mise en concurrence, la spéculation et le profit immobiliers.
L’urgence, qu’il s’agisse du droit au logement ou de l’emploi, parce qu’en construisant, la puissance publique, le secteur de l’habitat social créeront des emplois, l’urgence veut que soient lancés sans tarder de nouveaux programmes de construction et de réhabilitation.
Donc 3500 logements construits dans cette mandature, avec un seuil minimum de 25 % de logements sociaux : nous sommes pour et nous serons attentifs et vigilants au respect de ce seuil minimum.
Tout comme nous serons attentifs et vigilants à la construction d’équipements publics qui
accompagnent ces constructions de logements.
Une intercommunalité démocratique, citoyenne, écologique et sociale :
Faut pas rêver !
Le contrat communautaire entre les 9 villes qui vont former la future communauté d’agglomération et qui depuis plusieurs mois alimente nos débats, voit ce soir une nouvelle étape dans cette construction, avec le vote des statuts de la communauté d’agglo.
Les réticences du groupe demeurent toujours les mêmes :
- Une construction à marche forcée,
- Un manque de visibilité sur le projet
- Et l’avis, le droit de regard des populations qui ont été, quelque peu, mis de côté.
La question majeure que nous devons avoir en tête, est la réponse aux besoins des populations.
Que les projets qui se construiront dans cette interco, le soient avec les habitants, en ne perdant pas de vue le statut et le respect des agents territoriaux.
S’appuyer sur les réalités communales et agir pour un territoire solidaire, territoire solidaire qui s’appuie sur des territoires populaires, où les besoins en termes de logements, d’emplois, de transports, de culture, de santé sont énormes
Il s’agit de mobiliser les élus, les populations pour que l’indispensable développement, l’épanouissement des hommes et des femmes qui composent ce territoire soient portés par l’ensemble des acteurs de cette communauté d’agglomération : politiques, syndicaux, associatifs.
Le désengagement de l’état, à travers notamment la remise en cause des services publics aggrave les conditions de vie, accroit la précarité, et l’insécurité sociale.
Un désengagement que rend encore plus insupportable les conséquences catastrophiques de la suppression de la taxe professionnelle
Face à cet état de fait, la communauté d’agglomération ne doit elle pas apparaitre comme un pôle de résistance, d’innovation et de combats face à ces attaques et au démantèlement de tout ce qui constitue le bien commun, que ce gouvernement libéral réduit en pièces.
Sur quelles orientations politiques s’appuie ce contrat d’agglomération ?
Nous nous interrogeons toujours sur les perspectives de cette interco. Sa taille, son envergure nécessitent de mettre en place des outils qui garantissent une indépendance des collectivités, vis-à-vis des grands groupes industrialisés en matière d’énergie, de la gestion de l’eau et de l’assainissement, du transport.
Quelle aubaine pour eux de voir un gâteau aussi gros à croquer. Pour préserver cette indépendance, ne devrait il pas être prévu, face à ces prestataires avides d’argent public, de faire appel à des compétences et des savoirs, des technologies propres à l’interco, qui dament le pion à ces grands groupes et qui plus est serait créateurs d’emplois et de développements.
La communauté d'agglomération ouvrira-t-elle de nouvelles perspectives dans le domaine des économies d'énergie et des énergies renouvelables ?
Les questions énergétiques et de diminution des émissions de gaz à effet de serre se trouvent, sur le long terme, au coeur des problématiques de développement urbain. A cet égard, comment seront articulées les politiques d’aménagement de la région, programmées notamment par le SDRIF à horizon 2035 et les orientations de l'Intercommunalité ? Comment s'opéreront les transferts de compétence en direction de l'Intercommunalité, dans les domaines des économies d'énergie et d'essor des énergies renouvelables ?
Y aura-t-il des lignes budgétaires et des crédits spécifiques dévolus aux programmes d’efficacité énergétique afin de financer une aide aux économies d’énergie dans le bâti ancien et de lutter contre la précarité énergétique, qui affecte une proportion croissante de la population de Seine- Saint-Denis?
Autrement dit, l’Intercommunalité devrait être saisie comme une opportunité pour lancer des politiques écoénergétiques à horizon long, plus pertinentes et plus ambitieuses que les interventions actuelles, conduites, dans la majorité des cas, séparément par les neuf villes adhérentes.
Ainsi, L’interco pourrait être un outil, un moyen pour réaliser la mise en commun pour le mieux être des populations.
Ne devrions nous pas aussi, prendre le temps de trouver les coopérations, les synergies communes à développer avec Paris ou Plaine Commune, par exemple, à l’heure, est-il besoin de le rappeler où Sarkozy veut faire de la région parisienne la chasse gardée de l’Etat en matière de développement et d’aménagement, à l’heure où il multiplie les fausses concertations, comme vous l’avez souligné, madame la maire, est-il besoin de rappeler que ce sont de ces coopérations, de ce travail commun sur le logement, les transports, l’environnement, l’emploi, … que nous apporterons des réponses aux attentes de la population ?
Démocratique, citoyenne, écologique et sociale, telle nous rêvons cette intercommunalité. Cela nécessitera forcément des remises en cause, de bousculer l’ordre établi, des innovations permanentes, des compétences intercommunales au contenu social fort, sans les détourner vers les critères de marché, de compétitivité et de rentabilité. Des identités multiples à préserver et à faire fructifier, en donnant plus d’autonomie aux citoyens.
J’ai comme l’impression que ce sera dur et compliqué compte tenu des logiques de pouvoir et d’appareil, d’hégémonie qui risquent de parasiter cette construction.