Conseil Municipal du 30/04.Intervention de Stephan BELTRAN: Murs à Pêches.


L’aménagement des murs à Pêches est dans notre ville une histoire qui remonte déjà à pas mal de temps : 30, 40 ans.

 

Comme nous l’indique le rapport final : de projet en projet, cahin,  caha la réflexion sur le site a évolué, jusqu’au projet Corajoud qui n’était pas un projet si mauvais que ça en fin de compte ?et jusqu’au changement de majorité municipale.


Nous avons à faire Ã  un site chargé d’histoire : en culture d’entreprise en culture ouvrière, en culture populaire. Il est symbolique de notre ville et de son expansion économique au fil des siècles.


C’est pourquoi ce rapport final manque de souffle et d’ambition, nous sommes confrontés à une succession de micro projets portés par des associations, amis de la municipalité.

 

Un patchwork de micro projets. Et quand je dis cela, il n’y a rien de péjoratif.

 

J’ai toujours pensé que la vie associative et citoyenne devait être associée et partie prenante des projets d’aménagement et de rénovation. Qu’ils soient sur les murs à pêches ou dans des quartiers fortement urbanisés.

 

Mais l’intervention publique ne peut  se limiter à  l’objectif de la municipalité,  que je rejoins par ailleurs, de construire 300 à 400
logements sur le site.

 

La dimension publique doit être aussi présente pour porter et donner du sens à tout ce qui est historique et culturel dans les murs à pêches.

 

Mais aussi pour porter une vision différente de la société et des rapports sociaux.


Pourquoi avoir abandonné l’idée d’un axe de déambulation  qui traverse l’ensemble du site. Une sorte de coulée verte mais contrairement à Paris ou ailleurs : une coulée verte porteuse de pédagogie  avec des stations  d’informations qui  permettraient à ceux
qui ne sont pas intéressés par les démarches environnementales ou ceux qui ne sont pas sensibilisés, de venir en famille  et d’acquérir un début de culture sur le développement durable, sur la protection de l’environnement, sur le lien indissociable que nous devons créer entre réalité sociale et environnement.

 

C’est dans ce sens que ce rapport n’a  pas l’ambition  qu’il mérite.

 

Nous le savons tous la crise économique est une crise socio-écologique ; elle est même la première crise socio écologique du capitalisme et c’est pourquoi nous ne pouvons pas nous satisfaire de la caricature ou d’un simple projet agri-culturel.

 


Les Murs à Pêches doivent être un lieu où nos cultures différentes, vivantes, peuvent s’exprimer au service de la transformation des habitudes de consommation, des habitudes d’individualisation portées par le capitalisme.

 

Un lieu où les enfants pourront s’approprier l’idée que décidément, OUI un autre monde est possible.
 
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