Il était une fois dans l’Est…
Y’a pas photo, le déménagement du cinéma Méliès Place Jean Jaurès, et son agrandissement de 3 à 6 salles est une nécessité, un besoin qu’il est inutile de démontrer.
Pour démocratiser l’accès à la culture, il faut des lieux culturels qui multiplient les rendez-vous, les échanges, des lieux qui prennent vie où le public apprend à prendre des risques devant des œuvres originales, décalées. Il faut bien sûr remettre à sa place la loi de l’offre et la demande, libérer des lignes budgétaires pour un soutien à la création et rompre avec la casse du service public de la culture.
Alors oui, l’ouverture prochaine du nouveau Méliès, plus confortable, équipé d’un matériel sophistiqué qui augmente la qualité des films projetés est attendue et souhaitée du public.
Le cinéma est encore et toujours une idée neuve. Un cinéma dont l’image et le son résistent et se recomposent. Le cinéma peut être sage, informatif, beau, élaboré. Il peut nous faire rire ou pleurer, rêver, mais il nous fascine.
Cet écran noir nous tient en éveil sur la société qui nous révolte et délire. Il nous raconte de belles histoires, nous fait peur et nous place entre la caméra et le monde. Il imprime la vie sur la pellicule, nos vies et alimente notre imaginaire.
C’est surement pour tout cela que nous continuons à nous retrouver dans notre cinéma de Montreuil. Lieu magique et si proche à la fois.
Nous sommes persuadés et il ne peut en être autrement que les six salles qui vont s’ouvrir provoqueront pour des années encore, ces frissons, ces larmes et ces rires.
Que le nouveau projet du Méliès sera élaboré avec l’équipe actuelle et son directeur, avec les professionnels et les associations, et que le public entre dans la vie quotidienne de ce lieu.
Oui Montreuil a une histoire intime avec le cinéma. Elle se fait son cinéma. Il serait impensable que cette histoire s’interrompe.
Site : www.eluscocos-montreuil.org