Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 21:28

collecte de solidarité de la minorité municipale Montreui

 

 

Nous voulons un autre présent et un autre avenir.

 

Deux à trois millions de manifestants régulièrement… Une large majorité de l’opinion du côté des grévistes… Un discrédit massif de l’exécutif… Et pourtant le gouvernement veut passer en force. Pourtant, la messe est loin d’être dite. Le mouvement social ne faiblit ni en combativité ni en unité.

 

Notre société a largement assez de richesses pour que tout le monde puisse vivre dignement et garder le droit à la retraite.

 

Maintenant, Il faut en finir avec cette loi. Tout faire pour obtenir son retrait.

 

La cécité scandaleuse de la droite avive la dimension politique et institutionnelle du conflit. D’un côté, la légitimité de la rue et de l’opinion ; de l’autre, la légalité dangereuse d’un système hyper-présidentialisé. Quand la légitimité et la légalité se dissocient, la voie est ouverte à la crise politique.

 

Une des réponses est une mobilisation massive pour infliger une défaite à cette équipe qui est celle de toutes les répressions, de toutes les discriminations, de toutes les agressions sociales.

 

Le monde du travail amplifiera encore sa voix, par la grève et par la manifestation de masse. Reste à construire le chaînon manquant entre la colère sociale et le système institutionnel.

 

Au déni démocratique, il faut donc opposer le principe simple de la souveraineté populaire. Si le pouvoir est sûr de son bon droit, pourquoi ne consulte-t-il pas le peuple souverain sur la question fondamentale en débat : l’âge d’accès à la retraite à taux plein ?

 

La demande de référendum n’est pas la panacée. Elle ne se substitue ni à la définition citoyenne d’une perspective politique globale, ni à la responsabilité du mouvement social. Elle n’est rien d’autre que l’affirmation tranquille d’une idée : lorsqu’une question relève ouvertement du choix de société, il n’y a pas de moyen plus juste et plus efficace que de consulter la société elle-même pour en trancher les dilemmes.

 

Déni démocratique ou expression citoyenne : il faut choisir dans l’immédiat.

 

Aujourd’hui l’urgence est celle de l’action : sociale et politique entremêlées.   

 

 

 


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