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Le papier mâché - Blog des élus communistes de
Montreuil
"L'Homme est le terme unique d'où il faut partir et auquel il faut tout rapporter" (Denis Diderot)
Le droit aux vacances est inscrit dans le marbre de la constitution, soutenu par la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions et son article 140. Pourtant cet été un enfant sur trois et 40% des adultes ne partent pas en vacances. Quand le droit ne s’applique pas à tous, il reste une revendication sociale. Soixante quatorze ans après l’instauration des premiers congés payés nous revendiquons encore le droit aux vacances pour tous comme un droit fondamental.
Cette conquête sociale du Front Populaire est mise à mal en 2010 par les effets nocifs de la crise économique et des politiques libérales qu’impulse notre gouvernement. Le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effondre, les prix du secteur du tourisme augmentent deux fois plus que la moyenne. Faute à la crise, pas seulement. Depuis des années, les gouvernements successifs n’ont pas fait du droit aux vacances une de leur priorité. La logique gouvernementale nous impose sa vision des vacances : celle qui veut que le secteur qui représente 6,3% du produit intérieur brut franchisse la barre des 7% alors que sur le budget 2009 seulement 500 000 euros ont été alloués au tourisme social. La droite « oublie » le droit aux vacances. Saurons-nous, à gauche, remettre le droit aux vacances au centre d’un projet politique progressiste et ne pas oublier que le chômage, la précarité, le gel des salaires constituent les principaux obstacles aux vacances.
Pourtant les vacances sont le seul moment où chacun peut se retrouver, partager des moments forts avec sa famille, découvrir de nouvelles activités, et faire une coupure avec la vie de tous les jours, Les vacances n’offrent pas seulement l’occasion de se reposer, elles permettent de s’épanouir, de voir la vie sous un jour meilleur, tout simplement de prendre des moments de détente et de bonheur. Et nous y avons tous droit.
Juillet et aout s’annoncent caniculaires pour ceux qui partent, pour ceux qui restent. A la rentrée, le 7 septembre faisons monter la température du thermomètre social pour défendre un autre droit fondamental en danger : le droit aux salaires socialisés et à une retraite décente pour tous. Alors n’oubliez pas :
« C’est dans la rue que ça se passe »