Intervention, Stephan Beltran au conseil municipal du 29/09/2011
Subvention extraordinaire à Action contre la faim
L’indispensable mobilisation appelée par l’ensemble de la communauté internationale ne doit pas cacher les responsabilité il est de notre devoir d’éclairé de manière politique la situation dans la corne de l’Afrique ; parce que tout de même mes chers collègues nous regardons passés les famines et les désastres qu’elles entrainent depuis plusieurs décennies rappelez vous l’Ethiopie 1984/1985 puis en 1992 la pantalonnade médiatique de Kouchner qui inaugure l’ère humanitaro militaire avec les dégâts que l’on connait déstructuration totale de l’état en somalie suite a l’intervention militaire américaine. Trois ans après la crise alimentaire de 2008 (crise alimentaire qui a cristallisé les mécontentements an Tunisie par exemple…), la question de la faim ressurgit dans la corne de l’Afrique alors parmi les causes bien sur comme j’ai pu le dire plus haut la désorganisation des états, 4 ans de sécheresse dans cette parti du monde. Mais aussi les logiques du capitalisme financier.
La crise est planétaire et croise plusieurs crises financière, énergétique climatique, alimentaire. De tous les droits humains, le droit à l’alimentation est celui qui est le plus cyniquement, le plus brutalement violé aujourd’hui. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Près d’un milliard d’êtres humains sont gravement sous-alimentés. La courbe des victimes dépasse celle de la croissance démographique. Selon la FAO(organisation des nations unies pour l’alimentation, et l’agriculture), l’agriculture mondiale pourrait nourrir sans problème 12 milliards d’êtres humains, or nous sommes 6,7 milliards sur la planète. Un enfant qui meurt de faim est donc un enfant assassiné.
Quelles sont les causes de cette crise ? Pour la population rurale, celle qui produit sa nourriture (3,2 milliards de personnes), plusieurs raisons structurelles sont identifiables. D’abord, le dumping agricole. Les pays de l’OCDE ont versé, l’an dernier, 345 milliards de dollars de subventions pour leurs productions et exportations agricoles, ce qui fait que, sur n’importe quel marché africain, on achète des légumes grecs, français, portugais, allemands pour le tiers ou la moitié du prix du produit africain correspondant. Pendant ce temps, le paysan africain, sa femme et ses enfants s’épuisent au travail sans la moindre chance d’atteindre le minimum vital convenable. L’hypocrisie des commissaires de Bruxelles est abyssale. Ils organisent la faim sur le continent africain et déploient des forces militaires pour intercepter les survivants qui essaient de passer les frontières sud de l’Europe.
La deuxième raison est la vente de terres. L’an dernier, 41 millions d’hectares de terres arables africaines ont été achetés ou louées pour 99 ans par des fonds d’investissement a vocation spéculative ou par des pays comme la Corée du Sud Arabie saoudite, Chine. La Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, financent ce vol en arguant que seul des groupes financiers sont capables de rendre ces terres réellement productives. Les familles d’agriculteurs dépossédées vont alors grossir les bidonvilles avec les conséquences qu’on connaît : prostitution enfantine, sous-alimentation, etc. Autre facteur aggravant la spéculation boursière sur les matières premières agricoles crise financière oblige les spéculateurs se sont reporté sur le blé mais le riz on estime a 37%la hausse du à la spéculation et on pourra rajouter aussi les problématiques liés aux agro carburants. Parce que tout de même quand un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes comment appelons nous le fait de bruler de la nourriture.
Voila pourquoi, bien sur il faut dégager des moyens devant l’urgence de la situation et c’est ce que nous faisons à notre échelle. Mais il faut surtout en finir avec le modèle néo libéral qu’il soit porté par tel ou telle politique en finir pour mettre au cœur de notre société l’humain d’abord.