LETTRE OUVERTE DES ELUS COMMUNISTES A DOMINIQUE VOYNET, MAIRE DE MONTREUIL
Nous sommes opposés à la baisse de 50% de la subvention du COS.
Nous avions exprimé nos plus vives inquiétudes sur l’avenir du COS de Montreuil et vos relations avec les représentants du personnel communal que sont les syndicats.
Vos dernières décisions confirment nos craintes et éclairent parfaitement votre méthode.
Vous avez ainsi orchestré une odieuse campagne médiatique contre les organisations syndicales gestionnaires au sein du COS. Ce faisant vous alimentez la défiance que veut créer la Droite et le Centre sur l’ensemble des syndicats de salariés.
C’est indigne des valeurs de Gauche que vous et votre organisation politique prétendez incarner.
C’est une trahison de la nécessaire défense des salariés qui partout, dans le privé, comme dans le public sont les victimes des mesures quotidiennes de régression sociale.
Vous pratiquez de surcroît la double-peine, puisque sans attendre les résultats des travaux de la Cour Régionale des Comptes que vous dites avoir sollicitée, vous assénez la punition, vous sanctionnez.
Cette méthode est inadmissible et nous la condamnons!
La mise en débat de la gestion du COS ne doit pas conduire à la diminution brutale de 50% de la subvention que vous avez décidée.
Elle ne doit pas, elle ne peut pas conduire à une diminution des prestations, dans une période où les salariés sont touchés de plein fouet par la violence d’une politique de droite, anti sociale.
Sur cette décision comme sur d’autres, nous sommes en désaccord profond tant avec vos méthodes qu’avec vos choix politiques qui ne reflètent pas la posture d’une équipe municipale de gauche.
Nous l’avons déjà dit et écrit, nous ne partageons pas vos orientations.
Comme l’ensemble des élus Front de gauche, nous sommes et serons aux côtés des agents communaux et de leurs syndicats pour défendre leurs droits, leurs acquis.
Nous vous demandons de rencontrer les organisations syndicales et de prendre en compte leurs arguments et leurs propositions afin de faire vivre ce « dialogue social » que vous vantez régulièrement.